lundi 25 juin 2012

Atelier Keller

Dimanche 24 juin se terminaient les portes ouvertes de l'Atelier Keller, l'occasion de se repaître des nouvelles productions de deux Ensaders bien connus (Yann Bagot et Nathanaël Mikles), ainsi que de nouveaux acolytes Magali Lambert (photo), Elsa Simon (dessin) et Éric Singelin (pop-up).
Une édition plus zen que les précédentes, jouant moins sur l'absurde que sur un certain "réenchantement du réel", ce qui réellement nous enchante !

Elsa Simon et Yann Bagot

Yann Bagot, Chaos#15

 Elsa Simon

Éric Singelin 
Nathanaël Mikles, Forces of Nature


vendredi 15 juin 2012

Clara Chichin


Clara Chichin pratique la photographie et l'écriture. 
Venez voir le bel accrochage de son DNSAP le mardi 19 juin de 15h00 à 17 h00. Atelier MJ Burki, ENSBA de Paris, 14 rue Bonaparte.

Clara Chichin, tous ces visages qui pourraient s’effacer

autoportrait
"And now I'm saying "worst and worst", as he said. Rien. Ne s'assagit.
 "

C’est le doute qui la tenaille, la course contre l’oubli.
Alors il faut photographier encore et encore, ne pas perdre une miette de ces jours là. Des flous, du grain, de la poussière et l’odeur forte du poisson ou d’un animal mort. Des paysages en fuite.
Et puis tous ces visages qui pourraient s’effacer, les dos contre lesquels on aimerait encore s’appuyer.

Une dernière danse avant la perte.


"sans titre" été 2011


"And now I'm saying "worst and worst", as he said. Rien. Ne s'assagit"
"And now I'm saying "worst and worst", as he said. Rien. Ne s'assagit"

Clara, elle effeuille le réel. Ses mots ça vous remplit le vide, ou au moins ça le dit.
C’est l’orange épluchée, et son écorce, la feuille qui se déchire, comme la peau.
Clara mue, elle laisse ses mots et ses images derrière elle. Au fond de nous, toutes ces feuilles fines 
et légères, ça finit par peser lourd.
Les peaux mortes s’envolent avec le vent mais restent dans la rétine.

"Au lieu d'effacer en vrac les choses fragiles"
Ressasser, répéter les mêmes mots, les mêmes images -ou presque-, pour appuyer là ou ça fait mal.

"-Séquences-"
Lucie.

mardi 5 juin 2012

Avis de sortie !

Le roman noir "Paris mutuels" de Jean-Marie Laclavetine est sorti en mai aux éditions Labranche.
L'occasion de retrouver des photos signées Hortense Vinet dans Libération !

mercredi 23 mai 2012

Bretagne -suite-

Dépliant de l'expo de Lionel à L'Aparté avec un texte de Solenne Auger.
.



Vidéo Tohu Bohu, Lionel Pralus, 2012.
Musique originale de Benjamin Girard.

vendredi 18 mai 2012

Le Pari(s) des enfants au 104 !

Nous vous attendons nombreux mardi 22 mai à 18h au CENQUATRE. 
Toute l'équipe du "Pari(s) des enfants", artistes, animateurs et enfants vous accueilleront au sein de l'exposition.
Un projet porté et organisé par la MGI, la Dasco, et le 104.
 
les enfants du centre de loisirs Pouchet et Hortense Vinet
Vous pourrez également visionner plusieurs POMs réalisées par les élèves du lycée l'Initiative.
Avec le collectif Faux Amis, Corinne Bocher, la MGI, et le réso Soda.
Merci aux artistes qui ont participé : Virginie Terrasse, les Ensaders, Emmanuelle Wittmann, Nicolas Raguin et Christine Capdevielle et 1 POM à partir de France Distraction - installation vivante de et avec Belinda Annaloro, Antoine Defoort, Julien Fournet, Halory Goerger, Sébastien Vial au 104.

jeudi 17 mai 2012

Faire partir du paysage


Faire partie du paysage. Pays sage.
Des sentiers balisés qui domptent une nature envoûtante, bien qu’en partie artificielle, comme le lac. Des activités de loisir, on ne fait pas attention : un joli décor.

 
Et puis le regard de Lionel qui se pose, qui scrute, se projette, « marquant la nature du sceau de son intériorité ». Sur les photographies de différents lieux, s’inscrit un journal intime, dans une transparence qui révèle autant qu’elle dissimule. Faire partir du paysage pour voir ce qu’il y a derrière, peut-être pour trouver ce qu’on a dedans, prise de conscience de soi, de sa réalité autant que de l’étrangeté du donné.


Le joggeur ne court plus dans son circuit, abandonné au milieu du lac, sur un rocher, comme un caillou qu’on jette pour troubler une eau trop lisse. 

 
  
« Allô », l’eau ? Que reflètes-tu le lac, dans ton miroir « qui fait toutes choses plus belles » ? ton miroir artificiel ? 

 
Et d’un coup la nature se réveille, chaos primitif, grouillement intérieur. Si le jour les fougères se soulèvent, les arbres s’arrachent leur écorce et s’abattent, c’est pour mieux se reconstituer la nuit, cycle infini de naissances et de morts.
Rythmée par une bande-son hypnotisante de Benjamin Girard, la vidéo en stop motion « Tohu-bohu » est un déchaînement organique, fascinant. 


Bref, une magnifique exposition de Lionel Pralus à l’Aparté qui fait partir (un peu, beaucoup ?) le spectateur…

 
Faire partir du paysage, exposition de Lionel Pralus à  l'Aparté, Lieu d'art contemporain du Pays de Montfort, à Iffendic

mercredi 9 mai 2012

Revue Tire Lignes N°9

Une dizaine de photographies de la série Les Lecteurs pour illustrer un dossier 
"Quand le livre fait blog..." dans la revue Tire Ligne n°9. 
La revue est en bichromie.


"Tire-Lignes est une publication semestrielle du Centre Régional des Lettres, imprimée à 6200 exemplaires, qui se veut le reflet de l’actualité du livre en région et propose des dossiers thématiques. "
Vous pouvez consulter la Revue en cliquant ici.

lundi 7 mai 2012

lundi 23 avril 2012

Lionel en résidence tout le mois d'avril

Lionel Pralus est accueilli en résidence d’artiste à l'Aparté, Lieu d'art contemporain du Pays de Montfort, à Iffendic, en Bretagne, du 3 avril au 5 mai 2012.
Le fruit de ses recherches, Faire partir du paysage (photographies, textes, vidéo et sculptures) sera exposé à partir du 4 mai.




C’est l’infiniment grand et l’infiniment petit, derrière l’objectif, on ne distingue plus les échelles. Ces rochers deviennent montagne ; la mousse, des fourrés profonds.
Lionel, par petites touches, indicibles, c’est la mousse qu’il gratte sur le tronc, des fougères qu’il aplatit, un arbre mort qu’il fait s’animer.
Tel un animal, en territoire connu, il transforme furtivement le paysage, y laisse ses traces.
Mais jamais il ne le malmène, ce paysage.
Vous ne verrez presque rien, il se fait discret, pour laisser la nature venir à lui, il apprivoise les arbres et les fougères, et la solitude.


A l’intérieur, l’atelier et ses grandes fenêtres donnent sur le lac, trois trouées sur le paysage, une tour de contrôle.
Si l’envie nous en prenait, si la patience nous animait, on pourrait compter combien de chiens, combien d’oiseaux, combien de fois les nuages éclipsent le soleil (le temps ici est si changeant). On pourrait classifier, ordonner, les nuances de vert et de gris, les formes des feuilles et des épines.

le centre d'art et l'atelier
les lettres du lac

Faire partir du paysage, en faire partie aussi, et se fondre, se camoufler à son image.
Lionel n’est pas loin de sentir ses pieds s’enraciner dans le sol, à force de parler avec les arbres.
Et le lac, imperturbable, lui tend son miroir.
Dans la forêt, les arbres s’embrassent puis s’entrelacent. La nuit, on pourrait presque les entendre gémir. D’abord leurs feuilles, puis leurs branches, enfin leurs racines.
On les retrouve au matin figés dans leur étreinte.


Ce matin, c’est l’écorce et la terre sous les ongles, les griffures des ronces et des épines. La nature déshabillée, mise à nu (l’écorce que l’on retire, la mousse que l’on gratte), et qui se défend.

le jogger, qui viendra s'assoir sur le rocher

Dans une tentative de journal, pour rythmer ses jours, Lionel défie l’ennui et la solitude. Tel le petit poucet, il sème ses mots dans le paysage.
Le mot Allo viendra flotter sur le lac.
Là bas, sur son milieu, le rocher attend son heure. Un homme sculpture viendra s’y asseoir.



Ce soir là, avant mon départ, on s’est donné rendez-vous au cimetière des arbres calcinés.
On est revenus les mains noires.

Textes et photographies par Lucie. 
Un texte de Solenne Auger sur le travail de Lionel sera bientôt mis en ligne.


jeudi 5 avril 2012

Résidence à l'Aparté

Lionel est en résidence tout le mois d'avril au Centre d'Art l'Aparté à Iffendic, domaine de Trémelin.
Affaire à suivre !



mercredi 4 avril 2012

Le Pari(s) des enfants

Le collectif participe encore cette année au projet le Pari(s) des enfants.

collectif Faux amis, Centre de loisir Paris 11e
collectif Faux amis, Centre de loisir Paris 11e
Avec la Maison du Geste et de l’Image (MGI), la Maison Européenne de la Photographie (MEP), le Centquatre,  60 centres de loisirs et 9 écoles élémentaires.
« Paris multiculturel, Paris cosmopolite » 
L’objectif de ce projet qui existe depuis deux années est de permettre aux enfants d’élaborer des œuvres photographiques originales sur le thème de l’environnement urbain parisien.
Tous les enfants sont acteurs du projet conduit en concertation avec des professionnels de la photographie, les animateurs et les professeurs  d’arts plastiques de la ville. Deux structures culturelles de la Ville de Paris, La Maison du Geste et de l’Image et la Maison Européenne de la Photographie coordonnent cette édition.

la suite de l'article sur Paris.fr

vendredi 30 mars 2012

une nouvelle série d'Hortense

C'est là, derrière ce mur, en ouvrant cette fenêtre. Des passagers, sortis de nulle part, flottant.
A trop fixer les murs, on en découvre les brèches me disait elle, on en épuise les strates.
Les yeux cillent, et on ne sait plus trop bien s'il faut les laisser grands ouverts, jusqu’aux larmes, ou bien les fermer très forts.

© Hortense Vinet

© Hortense Vinet

Une nouvelle série (en cours) d'Hortense, faite au smartphone, visible sur son site.

Teaser

Un avant goût du projet.
Merci à tous les participants.


lundi 26 mars 2012

Hans Lucas et Jeu de Paume - 27mars à 19h00

C'est demain!
 
En écho aux folios présentés sur le magazine du Jeu de Paume, nous vous invitons à la projection des séries en présence de leurs auteurs : Dorothée Smith, Virginie Terrasse, Adrien Crispin, Wilfrid Estève, Lionel Pralus, Emilien Urbano et Valerio Vincenzo ainsi qu'Alice Guerlot Kourouklis et Samantha Rouault.
Une conversation entre le public, les auteurs et les représentants du magazine et du studio rythmera la soirée.

Après la projection un dîner sera organisé, un menu à quinze euros comprenant couscous, vin, café ou thé est proposé.



"La Palestine comment?", Virginie Terrasse et Wilfrid Estève

L'entrée est libre mais vous devez réserver votre place en envoyant une confirmation à studiohanslucas@gmail.com en précisant "Projection" ou "projection et dîner".

La soirée se déroulera le mardi 27 mars, au Café-Restaurant Les Trois Frères, 14 rue Léon 75018 Paris, à partir de 19h. Métro : Château-Rouge / Barbès / La Chapelle.


voir les portfolios.

mercredi 14 mars 2012

Du nouveau sur le site des Faux Amis, dans la rubrique pédagogie : résultat d'une semaine d'atelier avec des 12/15 ans pleins de talents !

 

vendredi 9 mars 2012

Hans Lucas

Un très beau travail de Nolwenn Brod, nouvelle venue chez Hans Lucas. L'exposition "Va t'en me perdre où tu voudras" de Nolwenn Brod sera présentée dans la nouvelle saison photographique de la galerie Le Lieu à Lorient.


"Vas t'en me perdre où tu voudras", © Nolwenn Brod
"Vas t'en me perdre où tu voudras", © Nolwenn Brod

lundi 5 mars 2012